Bernard Buffet / Les années 50 / Entretien avec Pierre Bergé

 

bernardbuffet-40BERNARD BUFFET / LES ANNEES 50
ENTRETIEN AVEC PIERRE BERGE
> Par Jérôme Coignard
Citadelles & Mazenod
192 pages / 59 €

À l’occasion de la grande rétrospective consacrée à Bernard Buffet au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris , ce livre revient, non sans prendre en compte les années 1946-1949 qui ont vu s’affirmer un artiste majeur, sur la période 1950-1958 que le peintre a partagée avec Pierre Bergé. Sa connaissance de l’histoire de l’art et des grands maîtres l’a incité à réinventer la peinture en accordant une importance particulière au dessin. Une palette réduite, l’austérité des sujets traités, un certain « misérabilisme » de ses figures ont pu faire rapprocher son oeuvre du réalisme poétique du cinéma français des années 1930-1940. Une oeuvre que cet ouvrage invite à découvrir et à s’approprier à travers 100 reproductions et un entretien exclusif avec Pierre Bergé.

www.artactuel.paris > NOTRE AVIS
Pierre Bergé a 20 ans; en 1950, lorsqu’il va faire la connaissance de Bernard Buffet. Ce fut, immédiatement, un véritable coup de foudre. Pendant huit ans de vie commune, il sera le témoin privilégié de la création artistique de Bernard Buffet.
Et c’est bien sûr, de cette période dont Pierre Bergé s’est toujours fait l’apologue. Ensuite, pendant de trop longues années, Pierre Bergé aura eu la dent dure sur la quasi totalité de l’oeuvre. Mais dans l’interview qui figure dans le livre, il nous raconte avec justesse et émotion ce que furent ces instants partagés, remettant souvent les choses en place. De son côté, Jérôme Coignard (posant aussi les questions de l’interview) va baliser l’ensemble du parcours de Bernard Buffet. Portrait de l’artiste en jeune homme triste. Bernard Buffet et son galeriste, Maurice Garnier. L’art de Bernard Buffet. L’oeuvre et l’injure à la beauté. Les natures mortes, le peintre et ses modèles, les paysages. Retour vers l’interview. Pierre Bergé se confie :
 » Je ne fais pas de notre séparation une ligne de rupture dans sa peinture. C’est dommage qu’il ne m’ait pas rencontré, lui plus jeune, moi, plus âgé. j’aurai pu davantage l’épauler. A 19 ans, non seulement je ne savais pas grand chose de la vie, mais surtout j’étais si plein d’admiration ». Ceci s’appelle la lucidité. Un livre comme on n’en avait jamais fait sur Bernard Buffet. Nous avons bien aimé.

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